Novembre est là. Pluie, vent, et fraîcheur reviennent, rien de très pratique pour continuer à monter à cheval. Ce mois ci, ce sera donc Pierre Baud, cavalier des Jump'in qui t

entera d'ensoleiller votre mois.

 

Quand et où as-tu commencé le PG? 

Pierre BaudMes premiers pas dans l’équitation datent de 1999. C’était avec ma sœur, dans l’Ain, au Poney-Club de Nantua. Puis en 2001, j’ai découvert le Pony Game : c'était sur une cassette vidéo envoyée pas la FFE, afin de faire découvrir la discipline via un set de jeux. Sur cette vidéo, je me souviens avoir vu Thomas Voeltzel, Jessica Foissey et Jacques Cavet. La pédagogie des moniteurs était simple : il s’agissait d’imiter - ou tout du moins d’essayer ! - les gestes des grands cavaliers que l'on voyait sur l’écran. Ce qui m’a plu, c’était les jeux en équipe, les jeux de vitesse, et les jeux d’à terre à cheval. Puis j’ai vraiment appris le Pony-Games lors de mon arrivée sur Lyon en 2002, au centre équestre de la Doua.

 

Quels sont les clubs/équipes dans lesquels tu as joué ?

Pierre BaudMes premières expériences dans la compétition eurent lieu au Centre équestre de la Doua, en 2002, avec Valérie Bouchet et Claire Monot. Puis j’ai joué avec le Poney Club du Peillard, entrainé par Philippe Gargallo (sélectionneur national Suisse). Avec lui, j’ai découvert les premières compétitions internationales, dans le Club de Pony-Games le plus important de la région. J’ai ensuite joué 6 ou 7 ans, avec le Peillard, où j’ai eu la chance de monter de très bons poneys, comme Daisy et Cibelle ; j’ai aussi eu l’opportunité de côtoyer d’excellents cavaliers, de renommée internationale. Quand j’ai acquis mon poney, Osiris, en 2009, j’ai joué dans une équipe franco-suisse, aux côtés de Louis Stéphane Ameller, Chloé Perret, Virginie Dubas et Justine Brodard. Depuis 2010, je joue avec l’équipe des Jumpin. Cette année j’ai aussi joué avec le centre équestre Le Tournebride, en vue de participer au Challenge Européen Peter Dale : l’équipe était composée d’Amélie Panet, de Laure Gilli, Bertrand Malatray et Steven Vallot. Ces cavaliers débutaient sur la scène internationale mais n’ont pas démérité, avec une très belle 2e place sur la manche d’Istres.

 

Quel est ton palmarès ?

Pierre BaudMon premier podium en championnat de France, c’était en 2002, avec le Peillard : j’étais arrivé 3e en MG2 (équivalent de la "Club 1" actuelle). Puis la suite n’a pas traînée : en 2003, nous arrivons 2e au championnat de France, en PG1 (actuelle "Cadet Elite"). En 2004, toujours avec le Peillard, nous finissons 2e au Championnat en MG1 (actuelle Amateur Elite/Excellence). Et dernièrement en 2012, avec l’équipe Jump'in Ponygamer’s, nous décrochons enfin la plus haute marche du podium dans cette catégorie Amateur Elite Excellence.

Au niveau international, nous avons remporté le Challenge Grand Ouest 2011, avec l’équipe des Jump'in Ponygamer’s. En 2011, j’ai participé à mon premier Championnat d’Europe individuel en Irlande du Nord, sous les couleurs de l’équipe de France : j’y arrive 16e. Puis en 2012 avec une Wild Card (invitation du pays hôte) j’ai de nouveau participé au Championnat d’Europe individuel en Italie où je termine 10e.

 

Quels sont tes meilleurs souvenirs ? Ta plus grande fierté ?

Pierre BaudMes meilleurs souvenirs, ce sont d’abord mon tout premier Championnat de France : j’y ai découvert Lamotte Beuvron ! Puis mon premier championnat d’Europe individuel en Irlande du Nord, où je me suis pris une sacrée claque, car le niveau était vraiment haut. Mais mon plus beau souvenir, c’est incontestablement le Championnat de France 2012 : nous y avons lutté sans relâche, dépassé nos limites, pour décrocher le titre de Champions de France.

Ma plus grande fierté, c’est Osiris : mon poney depuis 4 ans. Chaque compétition est pour nous un grand moment de plaisir, et elle ne cesse de progresser. Je tiens aussi à féliciter Hortense Lelièvre, son ancienne propriétaire : elle a fait de l’excellent travail !

 

Comment pourrais tu expliquer cette si bonne entente, et ces performances avec l'équipe des Jump'in ?

C’est vrai, l’entente est très bonne dans l’équipe : cela vient sûrement de la région ! Les gens sont très sympathiques dans le Nord-Pas-de-Calais. Mais surtout, nous pratiquons le sport dans un même état d’esprit : se faire plaisir sur le terrain, avec nos poneys. Voici la priorité. De plus, il y a de très bons cavaliers, très motivés, comme Mehdi et Isabelle Van Haute, qui ont un talent immense et progressent à chaque compétition ; ou Maxime Lepage et Thibault qui ont un très bon niveau et jouissent d’une très grande expérience au niveau international : ils n’ont peur de rien, et j’ai conscience de la chance que j’ai de pouvoir jouer dans cette équipe !

 

Comment es-tu arrivé dans cette équipe, située pourtant à l'autre bout du pays ?

Pierre BaudEn 2009, la première fois où j’ai joué avec eux, ils avaient proposé à Aurélie Ménier de jouer avec eux au Centre Equestre de la Bonde, pour la deuxième édition du Challenge Cht'is Ouest. Aurélie était originaire de Lyon comme moi, elle m’a donc proposé de participer aussi, car il leur manquait deux cavaliers. La compétition s’est bien passée : ils m’en ont donc proposé d’autres, avec eux. Il est vrai que géographiquement parlant, nous ne sommes très proches, mais nous entraînons nos poneys chacun de notre côté, puis nous nous retrouvons sur le terrain. Grâce à internet, nous arrivons à communiquer facilement, à avoir régulièrement des nouvelles de tout le monde.

 

Peux-tu raconter un peu ce qui est arrivé à ta cheville ? Quand penses-tu pouvoir reprendre le sport et revenir à une pratique intensive de la compétition ?

C’est arrivé en septembre dernier, au Peter Dale de Genève. Je jouais avec l’équipe du Tournebride. Le sol était glissant et au 3e jeu de la première session, alors que je rentre un peu vite, ma jument glisse à l’arrivée, m’entraînant avec elle dans sa chute. Ma jambe est restée en dessous, et je me suis cassé le péroné au niveau de la cheville : j’ai du subir une opération pour remettre tout ça en place. Pour le moment, ma guérison suit son cours, tout est en bonne voie. Je vais pouvoir commencer la rééducation en kinésithérapie, et si tout se passe bien, je devrais revenir en février. Je l’espère !

 

Quels sont tes objectifs sportifs pour les années à venir ?

D’abord, me rétablir au plus vite. Ensuite, pour l’équipe comme pour moi, conserver notre titre de Champions de France, tout en continuant à nous faire plaisir sur le terrain.

 

Pratiques-tu, ou as-tu pratiqué d'autres sports ? As-tu d'autres passions, hobbies ?

Oui, j’ai fait du rugby, à l’école et en club. De même, mes amis et moi sommes membres d’une équipe de foot en salle, sur Lyon. Je suis avant tout un grand passionné de sport, et je supporte tous les sportifs français, quelque soit leur discipline.

Sinon, j’aime passer du temps avec ma famille et mes amis, quand il n’y a pas de compétition. C’est important pour moi. Je partage même la passion de mon père pour la restauration de vieilles voitures.

 

Que fais-tu professionnellement parlant ?

Pierre Baud

 

 

Je suis grimpeur élagueur : grimper dans les arbres, avoir une sensation de hauteur et être accroché dans le vide, c’est aussi une passion pour moi, et j’en ai fait mon métier. Dans quelque temps, j’espère pouvoir me mettre à mon compte.

 

 

 

Qu'est-ce le PG t'a enseigné, ou appris sur toi même ?

Le Pony-Games m’a permis de prendre confiance en moi. J’y ai appris à me maîtriser et à me dépasser, tout en m’amusant, avec mon poney. Le PG, mais surtout l'équitation de manière générale, m’a fait comprendre le cheval. J’ai appris à l’entraîner pour les compétitions, et surtout, à avoir une véritable relation avec l’animal. Car le cheval, au même titre que le cavalier, a sa sensibilité propre, et l’on ne devient vraiment bon cavalier que lorsque l’on sait ne faire qu’un avec sa monture.





A propos de l'auteur

Clément AVICE

Président de BeMOGA, et fondateur de PonyGames.fr, Clément est un passionné du web et du Mounted-Games depuis son plus jeune âge.

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